La Respiration

Adapté d'articles de Bénédicte Flieller                           psycho-ressources.com/benedicte-flieller

 

La Respiration

Selon la définition du dictionnaire, respirer consiste à absorber et rejeter l’air destiné à entretenir la vie.
Respirer c’est la fonction vitale par excellence... Mais emplir ses poumons d’air pour l’expulser ensuite ne suffit pas à définir une bonne respiration.

Si respirer c’est la Vie, bien Respirer c’est bien Vivre.

  • Bien respirer détoxifie votre corps (70 % des              toxines       peuvent être éliminées)

  •   Bien respirer augmente le taux d'oxygène dans le    sang

  •   Bien respirer diminue le stress et l'anxiété

  •   Bien respirer améliore la posture

  •   Bien respirer vous aide à gérer vos émotions

  •   Bien respirer renforce le système immunitaire

  •   Bien respirer améliore la concentration 

  •   Bien respirer améliore le sommeil

  •   Bien respirer améliore la digestion

  •   Bien respirer augmente votre vitalité

Car ce n’est pas que d'une question d’oxygène dont il s’agit, mais du contrôle de la respiration, fondamental pour la médecine chinoise. Agitée, inégale, saccadée, tout l’organisme basculerait dans l’anxiété. Posée, délibérée, régulière, elle entraînerait paix et repos du corps et de l’esprit. La réguler est l’une des clés du Qi Gong en médecine chinoise et du Prana Yoga en médecine hindoue, dont la médecine occidentale commence à reconnaître la sagesse. Pour les mystiques indiens ou les lettrés chinois c’est chose connue depuis cinq mille ans : 

avec la lumière et la nourriture, l’air est une source essentielle d’énergie. Il est donc possible d’augmenter considérablement notre énergie si nous respirons correctement.

 

Avec une respiration lente et profonde, le système parasympathique bloque les effets anxiogènes du système sympathique (1) : la tension du corps se relâche un peu plus à chaque expiration. C’est l’une des portes d’entrée de la méditation et de tous les états transcendantaux. Peur, colère et désirs inutiles s’évanouissent sous la douceur de ce souffle que beaucoup disent sacré.

Car en effet, combien de fois constatons-nous, lorsqu'un moment difficile ou important se profile, que nous suspendons notre souffle pour mieux nous concentrer, y faire face... bref que souvent et sans nous en rendre compte nous nous retrouvons en situation "d’apnée". À la longue ces suspensions peuvent provoquer encore plus de stress (2) et des fatigues énergétiques qui atténuent notre force vitale.

En vous libérant des habitudes figées acquises au cours de votre histoire, retrouvez la maîtrise de votre respiration et réapprenez à respirer de façon consciente. Comme nous effectuons en moyenne 15 000 respirations par jour, cela vaut la peine d'en effectuer une partie profondément et en pleine conscience afin de profiter pleinement de ses bienfaits.

En vous initiant, vous pourrez maîtrisez vos émotions, vous retrouverez le calme dans les moments de stress, apprendre ou plutôt réapprendre à respirer avec l’abdomen et faire de cette pratique, une pratique volontaire, consciente. 

“Le souffle est guidé par la pensée, et la pensée est guidée par le souffle”, dit Le Secret de la fleur d’or(3), ancien texte taoïste introduit en Occident en 1929 par Wilhelm et Jung.

Comme tout apprentissage se fait de bien meilleure manière s’il est progressif, je vous propose de pratiquer des exercices quand tout va bien c'est-à-dire en dehors des périodes de contrariétés ou de situations de grandes tensions, petit à petit le résultat se généralisera aux situations plus difficiles.

A l'interface du conscient et de l'inconscient, l'activité respiratoire est le meilleur moyen de se connecter à son corps.

1. La physiologie moderne décrit deux systèmes nerveux « autonomes » – ainsi qualifiés parce qu’ils ne peuvent être consciemment dirigés.

  • Le système nerveux sympathique dirige l’attention de l’organisme vers l’extérieur et le met en état d’alerte : décharge d’adrénaline, accélération du rythme cardiaque, hausse de la tension artérielle et musculaire.

  • Le système nerveux parasympathique détourne l’attention de l’organisme vers l’intérieur et fait baisser les défenses : flot d’acétylcholine, ralentissement des pulsations du cœur, baisse de la tension artérielle, relaxation des muscles, entraînant un état de calme, portail de la paix intérieure.

Notre façon de respirer influe directement sur ces systèmes:

 

Ainsi, quand la respiration est superficielle et ne fait donc intervenir que la cage thoracique (comme si l’on respirait dans un corset trop serré à la taille), le système sympathique prend les commandes. Cela peut nous rendre plus sensibles aux agressions et tentations extérieures (d’où irritabilité excessive, peur et fuite devant un incident mineur, désir machinal pour le premier tranquillisant venu – sucres, tabac, alcool, etc.) voire même déclencher une violente attaque d’anxiété. 

2. D’un point de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver : la vie psychique influe sur la respiration, la respiration influe sur la vie psychique. Les tensions, l’excès de stress, la société de consommation, le toujours plus, toujours plus vite, toujours plus haut, la surenchère de l’image publicitaire, les émotions (la colère, la peur, l’envie, la jalousie), les « blessures non résolues » contractent les muscles de notre abdomen et rendent notre respiration plus haute. Tout cela modifient la respiration naturelle et profonde : elle devient thoracique et superficielle. Le manque de tonus découle, entre autres, d'une mauvaise oxygénation de l'organisme et d'une élimination insuffisante des déchets gazeux. Il a été montré que lorsque le niveau d’anxiété s’élève, la fréquence respiratoire devient plus rapide et plus ample. Elle a pour conséquence d’aggraver la situation en majorant les symptômes anxieux (rythme cardiaque accéléré, sueurs, tremblements…). Pour améliorer cela, il est important d'apprendre à bien respirer.

3. Traduit en français par Lu Dingbin et Liu Huayang (Médicis-entrelacs, 1998).

 
 
 

"Les humains n'ont plus d'instinct au sens animal, de voix intérieures puissantes et indubitables qui leur disent sans équivoque quoi faire, quand, où, comment et avec qui.

Décider uniquement avec nos pensées, sans se connecter consciemment avec nos instincts, nos sentiments et nos intuitions, a des conséquences désastreuses pour les individus, les groupes et pour nos espèces."

Maslow